Nicolas Henin, a reporter’s blog

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Freedom for Bilal Hussein

avril 14, 2008 · Pas de commentaire

Reporters without borders (RSF) seems to be too busy these days (the Tibetan issue and the Olympics in Beijing –what’s the link please with the advocacy for the press freedom?!) to pay attention to the last developements in the detention of our AP colleague, the Pulitzer prize winner Bilal Hussein.

Last weeks, an Iraqi judicial panel met twice and dismissed all the criminal allegations against the Iraqi photographer. It ordered it release from the US-run military custody where he has been kept for more than two years.

Photo courtesy AP.

AP writes that “the panel ordered a “halt to all legal proceedings” and said Hussein (…) should be “released immediately” unless he is wanted in connection with something else”.

Bilal’s case enlights the problem of dozens of thousands of Iraqi detainees who should benefit from an amnesty law enacted last February, aiming at moving the country towards national reconciliation (a law US officials commented as a major achievement).

The US say that they intend to review the Iraqi judicial panel’s orders before deciding on releasing the prisonners from custody, and stupulate that their U.N. Security Council mandate allows them to detain anyone in Iraq deemed a security risk to coalition or Iraqi forces, even if an Iraqi judicial body has ordered that prisoner freed.

Like most of the detainees, Bilal was never brought to trial, nor Iraqi or US, nor civilian or military.

To follow the case :
The AP’s site on Bilal Hussein
www.freebilal.org

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Free Moussa Kaka

mars 10, 2008 · Pas de commentaire

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RFI correspondent in Niger was jailed last September. He was accused of having links with the Tuareg rebellion, and was charged with “complicity in undermining the authority of the state”. He could be sentenced to spend his life in prison.

Amnesty International considers him as a political prisoner.

Persons interested in the press freedom can follow his case on this site (French, English, Spanish) and sign a petition.

I have to say that I am quite upset by the difference in the treatment in the media between the case of Thomas Dandois and Pierre Creisson and the support, that was until recently rather weak, expressed to Moussa Kaka. It’s time for the press to stop discriminating between the local journalists and the reporters. We are all doing the same job. We don’t take greater risks than them. They deserve at least as much support as we do.

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Freedom for Thomas, Pierre and Al-Hassane

décembre 27, 2007 · Pas de commentaire

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Thomas and Pierre are two French reporters. Al-Hassane was their driver. On Dec. 17th, they were arrested as they were heading back to Niamey, after a report they have shot clandestinely (a previous official application was rejected) on the Tuareg rebellion movement, called MNJ, in northern Niger.

As well as Moussa Kaka, the RFI correspondent in Niger arrested three months earlier, they spent Christmas in jail. Ibrahim Manzo Diallo, another local journalist, was arrested last October, also for reporting on the Tuareg rebels.

Thomas and Pierre were wharged for attempt to the State security -a crime in Niger, for which they could face death penalty.

You can follow up the case on pierre.thomas.alhassane.info/.

Support them!

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A friend’s story on Gaza (Le Monde)

novembre 10, 2007 · Pas de commentaire

I copy in this post a report published in the French daily Le Monde (source) by Benjamin Barthe, an old friend who recently got a prize at Bayeux war correspondents festival.

He describes how the Gaza strip became a “ghost land” for the Israeli press, with measures banning Israeli journalists -both jewish and muslim- to report from there.

It echoes some regulations issued by French authorities to prevent reporters to travel to some countries…

 

Reportage

Gaza, terre fantôme des médias israéliens

LE MONDE | 09.11.07 |

JÉRUSALEM CORRESPONDANCE

Pour les journalistes israéliens, la bande de Gaza n’a jamais été un territoire aussi lointain. Qu’ils soient juifs ou arabes, l’armée israélienne les empêche, depuis un an, d’y pénétrer, pour des raisons de “sécurité”. La poignée de courageux qui, en dépit de l’Intifada et de l’anarchie locale, persistaient à franchir le terminal d’Erez, portail de la bande côtière palestinienne, sont désormais interdits de “terrain”. La mesure concerne aussi une cinquantaine de correspondants de médias étrangers qui disposent également de la nationalité israélienne.

Gaza, déclarée “entité hostile” par l’Etat juif, est devenue une entité fantôme. “En novembre 2006, quand l’armée m’a refoulé pour la première fois, le porte-parole évoquait des risques d’enlèvement”, explique le journaliste Gideon Levy, qui signe chaque semaine, dans le quotidien Haaretz, un reportage “coup de poing” sur la vie dans les territoires occupés. “Cette mesure, qui devait être temporaire, est en train de devenir permanente. Et, le pire, c’est que la profession ne s’en émeut même pas”, ajoute-t-il.De fait, le syndicat des journalistes israéliens ne trouve rien à redire à cet embargo médiatique. “Dans la période actuelle, les journalistes doivent obéir aux forces de sécurité, assure Yossi Barmucha, un responsable du syndicat. Si je lance une campagne de protestation au nom de la liberté de la presse et que, dans les jours qui suivent, un confrère est kidnappé à Gaza, vous imaginez ma situation ?” Shlomi Eldar, le reporter casse-cou de la chaîne de télévision 10, se refuse, lui aussi, à critiquer l’armée. “Je désapprouve cette décision, mais je peux la comprendre, dit-il. Depuis mon premier reportage à Gaza, en 1991, je m’y suis toujours senti en sécurité. Les seuls problèmes que j’ai rencontrés sont d’ailleurs venus de l’armée, qui, en 2003, a blessé par balle mon cameraman. Mais, aujourd’hui, la situation est beaucoup plus compliquée. C’est le balagan (chaos), comme on dit chez nous. Entre le Fatah, le Hamas, le Djihad islamique et les clans armés jusqu’aux dents, il n’est pas déraisonnable d’imaginer qu’un Israélien puisse se faire enlever.”

Gideon Levy, franc-tireur patenté de la presse israélienne, est d’un avis rigoureusement contraire. Il estime que la prise du pouvoir par le Mouvement de la résistance islamique (Hamas), en juin, a obligé les gangs qui semaient le chaos à rentrer dans le rang et que, de ce fait, les risques y sont bien moindres qu’au printemps. Comme Shlomi Eldar, il doit à l’armée israélienne le seul moment véritablement dangereux de sa carrière : quand une balle a traversé le pare-brise de sa voiture à Tulkarem, en Cisjordanie, en 2003. “Personne ne m’a empêché d’aller couvrir la guerre à Sarajevo parce que c’était risqué, dit-il. Il y a des dangers à Gaza, c’est évident, mais cela fait partie de notre travail. Et d’ailleurs, avant de rentrer là-bas, nous signions toujours une décharge qui exemptait l’armée de toute responsabilité.”

Selon Gideon Levy, le veto de l’armée israélienne, inchangé depuis un an, relève de la censure déguisée. “Cette décision fait l’affaire des généraux, du gouvernement, des patrons de journaux et même des lecteurs, qui n’ont aucune envie d’entendre parler de la misère qui règne à Gaza”, affirme-t-il.

Suleiman Al-Shafi, journaliste pour la chaîne 2, partage ce point de vue. “Je connais chaque pierre de Gaza, où je me sens parfaitement en sécurité. L’armée cherche à contrôler les médias pour mieux faire passer “sa” vérité”, juge-t-il.

De son côté, Amira Hass, l’autre expert ès affaires palestiniennes du quotidien Haaretz, impute le blocage à l’attitude de la presse en général. Dès le début de l’Intifada, en 2000, elle a eu besoin des coups de téléphone de sa hiérarchie à l’état-major pour obtenir le droit de traverser le point de contrôle d’Erez. Un soutien qui, aujourd’hui, lui fait défaut. “Le problème tient moins aux ordres de l’armée qu’au manque de volonté des médias de s’y opposer et de couvrir la réalité de Gaza, affirme-t-elle. Ils se comportent comme si ce territoire n’existait pas, comme si, depuis le désengagement (israélien de 2005), l’occupation en avait disparu.”

Les reporters israéliens couvrent donc Gaza à distance : par téléphone, à l’aide des dépêches d’agences et grâce aux images envoyées par leurs collaborateurs palestiniens. Un traitement par défaut qui les frustre d’autant plus que, entre le coup de force du Hamas et le blocus économique imposé par Israël, la situation sur place n’a jamais été aussi critique. “Le Hamas est en train de créer un Etat, un Etat stupide qui va dans le sens des plans de l’armée, visant à couper Gaza de la Cisjordanie, et nous sommes incapables de couvrir cette histoire”, soupire Amira Hass.

Si Israël, comme le ministre de la défense Ehoud Barak l’a évoqué, met à exécution sa menace d’offensive contre Gaza, la presse israélienne risque de rater une autre histoire. Ou presque : les seuls témoins seront les correspondants militaires “embedded” (embarqués) dans les blindés de l’armée.

 

Benjamin Barthe

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